Nous sommes le rivage

Il nous faut déposer une requête auprès de l’UNESCO visant à faire reconnaître les gestes de l’hospitalité vive en mer Méditerranée et sur ses rivages au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Car ces gestes de sauvetage, soin, accueil, bienveillance, tendresse font tenir notre humanité présente et à venir. Car une politique commune et dissidente de leur protection et de leur transmission aux générations futures s’impose aujourd’hui alors que, en Europe, la violence devient toujours davantage programme de gouvernement.

Collectif PEROU

Liste de sauvegarde urgente

UNESCO Intangible Cultural Heritage

Formulaire ICH-01

Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente

Sommaire

Photographie numéro 1, Flavio Gasperini, 2021.

Informations Préalables

A. État(s) partie(s)

Néant

N.B. : En 2025, les gouvernements européens développent toujours davantage des politiques de violence, et non d’accueil, à l’égard des personnes cherchant refuge. Cette situation exceptionnellement grave justifie la présente procédure, exceptionnelle : une adresse directe à Monsieur Khaled El-Enany, directeur général de l’UNESCO, de la part des communautés qui font l’hospitalité vive aujourd’hui en Europe. La persistance de leurs gestes, techniques et sensibles, se trouve en effet aujourd’hui menacée par des États qui devraient, au regard des droits, des principes, des histoires qui en constituent les fondations, en défendre la sauvegarde et la transmission aux générations futures. Considérant que la Convention de 2003 de l’UNESCO reconnaît aux communautés pleine et entière légitimité pour définir les éléments éligibles au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité, le directeur général de l’organisation internationale est en mesure d’entendre la justesse de cette démarche et de recevoir ce dossier, au demeurant constitué ci-dessous en bonne et due forme. S’il peut s’avérer irrégulier pour qui n’en considérerait que le chemin, puisqu’en vertu des textes un tel dossier devrait être porté par un ou des États ayant préalablement reconnu l’élément à leur patrimoine national, ce dossier est solidement fondé si l’on en considère l’objet, vital à l’humanité présente et à venir, et l’adresse, puisque ce sont des experts de l’hospitalité vive qui l’ont instruit.

B. Nom de l’élément

Les gestes de l’hospitalité vive en mer Méditerranée et sur ses rivages

C. Nom des communautés, groupes ou individus concernés

Les chemins des exilé·e·s aujourd’hui à travers la Méditerranée dessinent une géographie, de la haute mer jusque sur les rivages, où s’organisent des collectifs s’efforçant de sauver et de soigner ces vies en péril. Ces communautés constituent une multitude agissante aux noms et statuts divers : ONG, associations, collectifs d’habitants, entreprises privées, collectivités et établissements publics, individus épars, ou encore collectifs de réfugié·e·s qui, par des actions d’entraide notamment, contribuent à la vitalité de ces gestes démultipliés qui font tenir notre humanité présente et à venir.

Photographie numéro 2, Fabian Mondl, 2021.

1. Informations générales concernant l’élément

Pour le critère 1, les États doivent démontrer que l’élément est constitutif du patrimoine culturel immatériel tel qu’il est défini à l’article 2 de la Convention.

1.1. Fournissez une brève description de l’élément qui permette de le présenter à des lecteurs qui ne l’ont jamais vu ou n’en ont jamais eu l’expérience. (Maximum 360 mots)

Les gestes de l’hospitalité vive désignent l’ensemble des actions, parfois modestes, souvent décisives, par lesquelles des personnes se rendent aujourd’hui présentes sans condition à d’autres vies en péril, en haute mer et jusque sur les rivages européens notamment. Ce sont des gestes concrets qui s’inventent et se réinventent à l’heure où chocs climatiques et géopolitiques contraignent d’innombrables personnes à fuir l’invivable. Ce sont des gestes consistant à se porter vers des naufragés, à sourire et étreindre pour signifier la bienvenue, à offrir un abri, tendre une couverture, partager de la nourriture, soigner une blessure, écouter, orienter, soutenir, traduire. Ce sont des gestes qui relèvent d’un art certain de la relation : aller vers et accueillir sans condition ; reconnaître en l’inconnu·e une vie absolument égale ; permettre à une histoire de se dire, à un silence de se faire.

Ce sont des gestes qui s’inventent en haute mer ou juste là, sur un trottoir, dans une friche, une lande, comme au sein d’espaces associatifs ou professionnels du soin, de l’accompagnement, du conseil. Ce sont des regards, des mains, des paroles qui transforment des situations d’hostilité en espaces et temps habitables. Ce sont des corps qui bâtissent, à la force parfois de leur simple présence, des lieux de vie qui protègent, relient, réorganisent ce qui était dispersé. Ce sont des gestes qui fabriquent une urbanité, souvent inattendue, parfois durable, faite d’abord de bienveillance et d’amitié.

Les gestes de l’hospitalité vive construisent des seuils de toute beauté, des foyers chaleureux, des abris sécurisés, des chemins et des horizons. Ils relient ceux qui accueillent et ceux qui arrivent dans un même mouvement de survie, dans une même intensité de vie. Chaque geste, si infime soit-il, contribue à maintenir une continuité du monde là où celui-ci menace de se défaire. En cela, les gestes de l’hospitalité vive sont une manière précise de bâtir : des lieux, des liens, des possibles, du souffle, de l’avenir. À l’heure où les migrations contemporaines signent la fin de nos éloignements, ces gestes créent du commun où chaque vie, en ce 21e siècle, peut trouver appui pour traverser, reprendre, recommencer, rêver encore.

1.2. Qui sont les détenteurs et les praticiens de l’élément ? Existe-t-il des rôles spécifiques, notamment liés au genre, ou des catégories de personnes ayant des responsabilités particulières à l’égard de la pratique et de la transmission de l’élément ? Si tel est le cas, qui sont ces personnes et quelles sont leurs responsabilités ? (Maximum 120 mots)

Les praticiens de l’hospitalité vive forment une assemblée plurielle. Ce sont des habitants, réfugié·e·s, collectifs, associations, sauveteurs, soignants, travailleurs sociaux qui soutiennent des vies en mouvement et en péril par des actes concrets : sauver, soigner, abriter, nourrir, orienter, écouter, protéger, soutenir, accompagner. Certains opèrent de manière indépendante et autonome, d’autres au sein de dispositifs publics d’accueil qu’ils font tenir, adaptent, prolongent ou réinventent. Elles et ils composent une communauté sans contour ni identité, une multitude sans hiérarchie, un collectif relié par le chemin des personnes cherchant ici-même une vie meilleure. Leurs interventions, éparses mais articulées dans le temps, tissent une continuité qui rend le monde traversable, respirable.

1.3. Comment les connaissances et les savoir-faire liés à l’élément sont-ils transmis aujourd’hui ? (Maximum 120 mots)

Les gestes de l’hospitalité vive s’apprennent souvent au contact des situations, par observation, imitation, compagnonnage informel. Ils se transmettent généralement dans l’épaisseur du quotidien et de l’action collective. Au sein d’organisations spécialisées telles que ONG, associations, services publics et hospitaliers, ces gestes relèvent de processus de formation plus spécifiques et continus. Une manière d’agir ou d’écouter, un protocole d’intervention d’urgence ou d’assistance au long cours se transmettent donc autant par les pratiques, les récits, les expériences communes que par des manuels techniques et des formations spécialisées. Les connaissances et savoir-faire en la matière relèvent donc d’une culture diffuse, fragile mais répandue, notamment portée par les exilé·e·s qui en conservent très souvent la mémoire précise.

1.4. Quelles fonctions sociales et significations culturelles l’élément a-t-il actuellement pour les communautés concernées ? (Maximum 240 mots)

Socialement, ils compensent sans doute l’absence de politiques d’accueil mais esquissent surtout, en tant que gestes pionniers portés au devant de mouvements migratoires sans précédent, des politiques pour le 21e siècle : ils assurent à quiconque vient d’ailleurs sécurité, soin, réconfort, orientation, et définissent ainsi les termes, lieux, équipements nouveaux d’un ici-même ouvert à la multitude. Ils renforcent simultanément les liens locaux, révélant voire réveillant des solidarités diffuses, transformant des inconnu·e·s en allié·e·s, des voisins en collectifs, des lieux en milieux puissants. Ils réorganisent les relations entre habitant·e·s, institutions, territoires, et créent ce faisant les conditions d’un monde désirable à venir.

Culturellement, ils magnifient nos racines, nous relient aux poèmes antiques, nous ré-attachent aux récits fondateurs, à cette paix ancestrale conclue avec l’étranger, inaugurale de notre histoire. Ils ne consistent néanmoins pas en une reproduction, mais en l’actualisation d’actes millénaires à l’heure d’une crise radicale, écologique, nous exposant à nos inter-dépendances mondiales, à nos proximités jusqu’alors impensées. Ils sont l’histoire immémoriale d’une personne en accueillant une autre réécrite dans un monde contemporain où l’autre ne passe plus, mais s’avère définitivement riverain. Ces gestes consistant à faire tenir parmi nous la vie de l’autre dessinent un monde dont l’histoire n’a pas encore été écrite. Les gestes de l’hospitalité vive se présentent donc aujourd’hui en Méditerranée et sur ses rivages comme la promesse, fragile mais cruciale, d’un monde à venir, commun et pluriel, d’une singulière splendeur, non encore décrite.

1.5. L’(les) État(s) partie(s) peu(ven)t-il(s) confirmer que rien dans l’élément n’est incompatible avec les instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme ? (Maximum 60 mots)

Les gestes de l’hospitalité vive s’inscrivent pleinement dans l’esprit et la lettre des textes internationaux les plus fondamentaux, affirmant la dignité de toute personne humaine, le droit à la vie et à la sécurité, le principe de non-discrimination. Ils ne contreviennent à aucun cadre juridique international mais, bien au contraire, en actualisent les valeurs fondamentales dans des situations concrètes, incarnées.

1.6. L’(les) État(s) partie(s) peu(ven)t-il(s) confirmer qu’aucun aspect de l’élément ne peut être perçu comme incompatible avec l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus ? (Maximum 60 mots)

Les gestes de l’hospitalité vive reposent précisément sur la reconnaissance de l’autre, de sa dignité et de son intégrité. Ils n’impliquent ni assimilation forcée, ni imposition culturelle, ni hiérarchie entre ceux qui accueillent et ceux qui arrivent, mais créent des relations fondées sur l’attention et la réciprocité. Ils renforcent donc le respect mutuel, en actes.

1.7. L’(les) État(s) partie(s) peu(ven)t-il(s) confirmer qu’aucun aspect de l’élément ne peut être perçu comme incompatible avec l’exigence d’un développement durable ? (Maximum 60 mots)

Les gestes de l’hospitalité vive s’inscrivent dans une logique de soin des personnes et des milieux. Ils reposent sur la préservation des ressources humaines, sociales et territoriales, en renforçant la solidarité, la résilience et la capacité collective d’adaptation. Ils concourent donc activement aux objectifs du développement durable, en contribuant à l’adaptation des sociétés humaines aux crises écologiques, existentielles, en cours.

1.8. Existe-t-il des pratiques coutumières qui régissent l’accès à cet élément ? Si tel est le cas, décrivez toute mesure spécifique mise en place pour garantir leur respect. (Maximum 60 mots)

Il n’existe pas, au sens strict, de pratiques coutumières formalisées qui régissent l’accès aux gestes de l’hospitalité vive. Ce patrimoine culturel immatériel ne relève pas d’un code ou d’un protocole prescrit ; il s’ancre dans des usages situés, des attitudes éprouvées, des normes implicites de soin qui émergent dans les contextes de mobilisation auprès de personnes en situation de vulnérabilité.

Photographie numéro 3, Stefano Belacchi, 2023.

2. Nécessité de sauvegarde urgente

Pour le critère 2, les États doivent démontrer que l’élément nécessite une sauvegarde urgente parce que sa viabilité est en péril, en dépit des efforts déployés par la communauté, le groupe ou, le cas échéant, les individus et l’(es) État(s) partie(s) concerné(s).

Décrivez le niveau actuel de viabilité de l’élément en décrivant les menaces qui pèsent sur sa transmission et sa pratique. (Maximum 360 mots)

La viabilité des gestes de l’hospitalité vive et leur transmission aux générations futures sont aujourd’hui menacées par une convergence de facteurs politiques et culturels.

Une première menace relève de leur criminalisation croissante. Dans de nombreux contextes européens, accueillir un étranger, héberger une personne sans papiers ou lui porter assistance sont des actes assimilés à des infractions. Cette criminalisation transforme un geste d’une beauté rare en un acte suspect, rompant la chaîne de transmission : ce qui ne peut plus se faire ouvertement peut bien plus difficilement s’enseigner.

La normalisation sécuritaire de nos sociétés aggrave cette menace. La peur — de l’autre, de la pénurie, de l’effondrement — est entretenue comme mode de gouvernement contemporain. Elle produit des subjectivités retranchées pour lesquelles un geste d’hospitalité peut s’avérer un risque plutôt qu’une force. Cela attise la flambée de mouvements et de gouvernements d’extrême droite en Europe, dont les programmes ont en commun passions identitaires et haine de l’étranger. Il devient alors de bon ton de penser que faire l’hospitalité c’est trahir — une culture, une identité, un peuple. Le langage lui-même s’en trouve contaminé : les mots de l’hospitalité sont disqualifiés comme naïfs, dangereux, idéologiques ; a contrario, refuser, exclure, repousser prennent le sens d’actes responsables.

Les menaces assaillent celles et ceux qui font l’hospitalité vive, malgré tout, en dissidence. La fragilité des lieux et des temps, la disparition des espaces communs, la précarité économique du secteur associatif génèrent un découragement qui caractérise l’heure contemporaine. Les gestes risquent de devenir moins sûrs. La conscience de leur splendeur risque de s’éteindre. Les représentations elles-mêmes sont gangrénées : ne reste bientôt plus, dans la langue commune des hospitaliers, que l’idée d’un « devoir d’hospitalité », d’une charge donc, qui s’imposerait à eux, à nous. Un fardeau, une dette. Transmettre une dette ne peut pas faire un programme : nous autres, qui faisons l’hospitalité vive, n’avons bientôt plus les ressources pour penser la hauteur de nos gestes et, donc, leur possible mise en partage, leur nécessaire perpétuation. Voilà qui plaide pour une sauvegarde urgente : nous sommes sans aucun doute au bout de nos souffles.

Photographie numéro 4, Johanna De Tessieres, 2024.

3. Plan de sauvegarde

Pour le critère 3, les États doivent démontrer qu’un plan de sauvegarde est élaboré pour qu’il puisse permettre à la communauté, au groupe ou, le cas échéant, aux individus concernés de poursuivre la pratique et la transmission de l’élément.

3.1. Quels sont le ou les objectif(s) principaux visés ? (Maximum 240 mots)

Les gestes de l’hospitalité vive en mer Méditerranée et sur ses rivages relèvent aujourd’hui de savoirs, savoir-faire, savoir-être spécifiques : frappés par des bouleversements écologiques et géopolitiques sans précédents, nous inventons ici-même un nouveau répertoire de relations. Car le migrant ne passe plus, mais se présente en riverain ; car le migrant n’est plus exclusivement l’autre, mais potentiellement nous toutes et tous confronté·e·s aux bouleversements du monde. Des langues bruissent, de nouvelles histoires communes. Que seuls des gestes sûrs de secours, de bienveillance, d’amitié, peuvent faire éclore et fleurir.

Un plan de sauvegarde doit alors renouveler le répertoire des représentations des gestes de l’hospitalité vive : ils s’inventent dans l’urgence, mais sont également pionniers de mondes à venir, possiblement de toute beauté. Il faut donc proposer une écriture nouvelle de leur histoire, en faire retentir leur portée, leur statut de trésor pour les générations futures.

Un plan de sauvegarde de ces gestes doit simultanément contribuer au soin de celles et ceux qui les accomplissent. Un mouvement de gratitude sans précédent doit s’inventer à leur endroit. D’autres manières de mobiliser autour d’eux doivent alors s’entendre : non par la culpabilité, mais par l’affirmation que faire l’hospitalité vive c’est construire quelque chose de grand ensemble. Un plan de sauvegarde doit alors convaincre que loin d’être une charge, ces gestes sont porteurs, comme on le dit en architecture, et que l’habitabilité des mondes à venir en dépend.

3.2. Quelles activités principales seront menées pour atteindre ces objectifs ? (Maximum 240 mots)

Il nous faut constituer une archive de ces gestes pour les rendre ineffaçables. Il nous faut prolonger la collection photographique esquissée les 18 et 19 décembre 2025 à Marseille avec SOS Méditerranée, et l’augmenter de fonds légués par celles et ceux qui, en mer et sur les rivages, font l’hospitalité vive. Il nous faut constituer cette collection comme contexte de formation, à l’adresse de professionnels comme du grand public. Il nous faut créer un tel lieu d’archives et de formation d’abord à Marseille, puis tout autour.

Il nous faut développer des lieux de soins — psychologiques, somatiques — à l’adresse des opérateurs maritimes et terrestres de l’hospitalité. Il nous faut écouter leurs vulnérabilité, leurs tremblements, leurs traumas, et mobiliser toutes les compétences pour main-tenir leur respiration ample, pour leur redonner le souffle nécessaire. Il nous faut créer un tel lieu de soin pionnier d’abord à Marseille, puis tout autour.

Il nous faut mobiliser concepteurs et étudiants de toutes les disciplines pour forger les outils nécessaires à la perpétuation de ces gestes. Il faut lancer le Navire Avenir et développer les éléments de design, son, graphisme, cuisine, droit présentés les 18 et 19 décembre 2025 à Marseille. Il nous faut faire advenir bien d’autres outils, et organiser pour ce faire des résidences de recherche et création dédiées à l’équipement des opérateurs maritimes et terrestres. Il nous faut créer un tel lieu de recherche et création d’abord à Marseille, puis tout autour.

3.3. Fournissez un calendrier pour les activités proposées.(Maximum 240 mots)

Tout a déjà commencé, à Marseille et tout autour. Et rien ne doit s’interrompre.

3.7. Organisme(s) compétent(s) impliqué(s) dans la sauvegarde de l’élément

3.7.1. Indiquez le nom, l’adresse et les coordonnées de(s) (l’)organisme(s) compétent(s), et le cas échéant, le nom et le titre de la (des) personne(s) qui est(sont) chargée(s) au niveau local de la gestion et de la sauvegarde de l’élément.

3.7.2. Décrivez l’(les)organisme(s) compétent(s) chargé(s) au niveau local de la gestion et de la sauvegarde de l’élément, et des ressources humaines disponibles pour la mise en œuvre du plan de sauvegarde. (Maximum 240 mots)

PEROU est une association loi 1901 créée le 1er octobre 2012 par le politiste et artiste Sébastien Thiéry et le jardinier et poète Gilles Clément. L’association est aujourd’hui présidée par le critique de cinéma Jean-Michel Frodon. L’association réunit depuis lors des créateurs de multiples disciplines en soutien et secours de celles et ceux qui font l’hospitalité vive, développant des projets de recherche et création in situ. Ces projets sont internationalement reconnus, présentés dans de très nombreuses institutions en France notamment, publiés et enseignés dans de très nombreuses écoles d’art, de design, d’architecture, de sciences humaines.

NAVIRE AVENIR est une association loi 1901 créée le 1er novembre 2021 à Marseille par les membres de diverses organisations engagées dans la conception du Navire Avenir : Association des usagers de la PADA, SOS Méditerranée, Pilotes Volontaires, Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, PEROU. Elle est aujourd’hui présidée par le créateur sonore Jean-Baptiste Lévêque, notamment membre du collectif Les Petits Déj’s solidaires à Paris. Elle développe aujourd’hui à Marseille les trois axes du plan de sauvegarde des gestes de l’hospitalité vive en collaboration étroite avec de nombreuses organisations du territoire : écoles, institutions, associations, collectifs.

3.8. Cochez la case pour indiquer si vous demandez une assistance financière et/ou un service de l’UNESCO pour le plan de sauvegarde (si une assistance financière et/ou un service de l’UNESCO est(sont) demandé(s) merci de remplir le formulaire ICH-04).

Nous demandons l’assistance financière de l’UNESCO pour mettre en œuvre le plan de sauvegarde des gestes de l’hospitalité vive et, notamment, créer le Navire Avenir, bâtiment pionnier d’une armada de paix qui doit aussi porter pavillon de l’UNESCO.

Photographie numéro 5, Anthony Jean, 2023.

4. Participation des communautés au processus de candidature et consentement

4.2. Organismes communautaires ou représentants concernés

Photographie numéro 6, Claire Juchat, 2023.

5. Inventaire

Pour le critère 5, les États doivent démontrer que l’élément est identifié et figure dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur le(s) territoire(s) de(s) l’État(s) partie(s) soumissionnaire(s) en conformité avec les articles 11 et 12 de la Convention.

Néant

N.B. : Ce dossier d’instruction est présenté à l’UNESCO en 2026 et rendu ainsi disponible à quelque État qui souhaiterait s’en emparer pour inscrire les gestes de l’hospitalité vive à son Patrimoine national. Si tel n’est pas le cas aujourd’hui, c’est non que les communautés y voient un inconvénient, mais une impossibilité. Jusqu’à preuve du contraire.

Photographie numéro 7, Claire Juchat, 2022.

6. Liste récapitulative du matériel audiovisuel

10 images fixes :

Les 10 images ici présentées ont été sélectionnées par 100 membres des communautés invité·e·s pour ce faire les 18 et 19 décembre à Marseille à traverser une archive de 100 images de SOS Méditerranée. Nous avons pris le parti de nous en tenir à une archive photographique des gestes constatés en haute mer, car ceux-ci constituent tout le répertoire des gestes amenés à se déployer sur les rivages. C’est ce dont attestent les 10 catégories associées à la présentation de l’archive de ces gestes les 18 et 19 décembre 2025 à Marseille :

  • Aller (vers)
  • Secourir
  • Soutenir
  • Soigner
  • Abriter
  • Nourrir
  • Écouter
  • Orienter
  • Partager
  • Étreindre.

Les 10 images sélectionnées par ce collectif d’expert·e·s de l’hospitalité vive ont été dévoilées le vendredi 19 décembre juste au bord de la mer Méditerranée. Elles ont été réalisées par (dans l’ordre de leur présentation dans le dossier) :

  1. Flavio Gasperini, 2021 ;
  2. Fabian Mondl, 2021 ;
  3. Stefano Belacchi, 2023 ;
  4. Johanna De Tessieres, 2024 ;
  5. Anthony Jean, 2023 ;
  6. Claire Juchat, 2023 ;
  7. Claire Juchat, 2022 ;
  8. Sébastien Thiéry, 2024 ;
  9. Flavio Gasperini, 2021 ;
  10. Javier Alvarez, 2025.

1 film de 5 à 10 minutes :

La mise en forme de cette adresse à l’UNESCO résulte d’une impérieuse nécessité : écrire une tout autre histoire de ce qui a lieu aujourd’hui afin d’ouvrir la perspective d’un avenir tout autrement respirable. Cela ne peut se faire à la force d’une seule instruction, aussi soignée et fondée soit-elle. Il ne faut et faudra cesser d’écrire et réécrire, collectivement, les potentialités de nos temps présents afin de rendre pensable et possible une certaine splendeur des temps à venir. Nous proposons alors de garder ouvert, et perpétuellement au travail, le chapitre cinématographique de cette instruction : ce 10 janvier 2026 nous présentons un premier film pour l’UNESCO, tel un protocole : un premier objet élémentaire, lacunaire, appelant une multitude d’autres récits, textes, langues, représentations. En publiant ce film, nous formulons simultanément un appel à mille autres films pour l’UNESCO, de 5 à 10 minutes, visant à rendre manifestes la beauté et la portée des gestes de l’hospitalité vive en mer Méditerranée et sur ses rivages. Ainsi espérons-nous provoquer des processus de recherche au sein d’écoles de cinéma, activer la mobilisation de cinéastes d’ici et d’ailleurs, donner l’idée de programmations nouvelles au sein de festivals de cinéma, nourrir donc une écriture neuve au moins jusqu’à ce que cet avenir respirable advienne.

Ce premier film ici publié, titré Nous sommes le Rivage, a été réalisé en collaboration avec Anna Recalde Miranda (images) et Jean-Baptiste Lévêque (sons). Il fait entendre le texte Des Actes. À Calais et tout autour, répertoire constitué par le PEROU entre 2015 et 2017 en collaboration avec Antoine Hennion, Amélie Coster et Jean Torrent, répertoire publié en 2018 chez Post-Éditions puis en 2020 aux éditions Gasoline. Il porte à l’image un certain nombre de convives réuni·e·s les 18 et 19 décembre 2025 à Marseille pour sélectionner les 10 images pour l’UNESCO.

Photographie numéro 8, Sébastien Thiéry, 2024.

7. Correspondance

Photographie numéro 9, Javier Alvarez, 2024.

Annexe 1 matériel de consentement

Photographie numéro 10, Flavio Gasperini, 2021.

Annexe 2 Bibliographie

La bibliographie constituée propose une approche de l’hospitalité comme objet scientifique transversal, situé à l’intersection de la philosophie politique, de l’anthropologie, du droit, de la sociologie et des études migratoires. Elle ne traite pas l’hospitalité comme une valeur morale abstraite mais comme une pratique sociale, politique et culturelle structurante, historiquement située et profondément conflictuelle.

Ce corpus met en évidence une tension constitutive, centrale dans les travaux recensés : celle qui oppose l’hospitalité comme exigence éthique inconditionnelle et l’hospitalité comme régime politique et juridique conditionné. Cette tension est analysée non comme une aporie, mais comme le moteur même des débats contemporains sur l’accueil des étrangers.

La cohérence scientifique de la bibliographie repose également sur un déplacement du regard : de l’hospitalité comme principe normatif vers l’hospitalité comme ensemble de pratiques concrètes, situées et incarnées. Une place centrale est accordée aux formes d’hospitalité domestique, urbaine et collective, aux réseaux de solidarité, aux villes sanctuaires, ainsi qu’aux pratiques de désobéissance civile et à leur criminalisation. L’hospitalité y apparaît comme un savoir-faire social, souvent porté par des acteurs non étatiques, produisant du commun et des formes alternatives de normativité.

Les espaces-frontières, et en particulier la Méditerranée, occupent une position structurante dans le corpus. Ils sont analysés comme des laboratoires contemporains de l’hospitalité où se manifestent à la fois l’effondrement des dispositifs d’accueil institutionnels et l’invention de pratiques solidaires transfrontalières. Ces territoires sont abordés non comme des marges, mais comme des lieux centraux pour comprendre les transformations actuelles des sociétés européennes.

Enfin, cette bibliographie articule de manière constante hospitalité, solidarité et responsabilité, évitant ainsi une réduction compassionnelle ou strictement juridique de l’accueil. Elle ouvre sur une compréhension de l’hospitalité comme pratique culturelle vivante, transmise, réinterprétée et réactivée dans des contextes sociaux et historiques variés.

À ce titre, ce corpus constitue un socle scientifique solide pour envisager la reconnaissance des gestes de l’hospitalité vive en mer Méditerranée et sur ses rivage comme une pratique sociale contemporaine fondamentale, relevant pleinement du champ du patrimoine culturel immatériel, au sens de la Convention de 2003.

  • AGIER Michel, Gérer les indésirables, Flammarion, 2008
  • AGIER Michel, BALIBAR Etienne, BUTLER Judith, COHEN-SÉAT Patrice, TASSIN Etienne et OTTO WOLF Frieder, « Pas d’alternative: Droit d’asile, ou barbarie. » Le Monde, 11 mars 2016
  • AGIER Michel, L’Étranger qui vient : repenser l’hospitalité, Seuil, Paris, 2018
  • AGIER Michel, GERBIER-AUBLANC Marjorie, MASSON-DIEZ Évangeline (dir.), Hospitalité en France : Mobilisations intimes et politiques, Paris : Le Passager Clandestin, Bibliothèque des frontières, 2019
  • AGIER Michel, Les Migrants et nous. Éloge de Babel, CNRS Éditions, 2023
  • ALLSOPP Jennifer, « Contesting Fraternité: VulnerableMigrants and the Politics of Protection in Contemporary France. » Refugee Studies CentreWorking Paper Series 82: 1–37, 2012
  • AMIGONI Livio, ARU Silvia, BONNIN Ivan, PROGLIO, and VERGNANO Cecilia, Debordering Europe: Migration and Control Across the Ventimiglia Region. Cham: Palgrave Macmillan, 2021
  • ANDERSON Elizabeth, The Imperative of Integration. Princeton/Oxford: Princeton University Press, 2010
  • ASTOLFO Giovanna and BOANO Camillo, « Notes around hospitality as inhabitation: Engaging with the politics of care and refugees, dwelling practices in the Italian urban context », Migration and Society 3, no. 1, June 1, 2020
  • ATAÇ Ilker, RYGIEL Kim, STIERL Maurice Stierl, « Building Transversal Solidarities in European Cities: Open Harbours, Safe Communities, Home. » Critical Sociology 47 (6): 923–939, 2021
  • BABELS (collectif), L’Hospitalité en France – Mobilisations intimes et politiques, le Passager Clandestin, 2019
  • BAGELMAN Jennifer, « Sanctuary and Unsettling ‘the’ Refugee Crisis. » In In The Oxford Handbook of Migration Crises, edited by Cecilia Menjívar, Marie Ruiz, and Immanuel Ness, 743–758. New York: Oxford University Press, 2019
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  • BAKER Gideon, Hospitality and world politics, Basingstoke: Palgrave Macmillan, 2013
  • BALIBAR Étienne, « Pour un droit international de l’hospitalité », Le Monde, 17 août 2018
  • BARRY Brian, « Humanity and justice in global perspective », Nomos, « Ethics, economics, and the law », n° 24, p. 219-252, 1982
  • BAUBÖCK Rainer et PERMOSER Julia, « Sanctuary, Firewalls, Regularisation: Three Inclusive Responses to the Presence of Irregular Migrants. Journal of Ethnic and Migration Studies, 2023
  • BAUDER Harald and JUFFS Lorelle, « Solidarity’ in the migration and refugee litterature: analysis of a concept », Journal of Ethnic and Migration Studies 46, no. 1, 2020
  • BELL Avril, « Being ‘at home’ in the nation: Hospitality and sovereignty in talk about immigration,” Ethnicities 10, no. 2, 2010
  • BENHABIB Seyla, The rights of others: aliens, residents, and citizens, Cambridge: Cambridge University Press, 2004
  • BENHABIB Seyla, Another cosmopolitanism: Hospitality, sovereignty, and democratic iterations, Oxford: Oxford University Press, 2006
  • BESSONE Magali, « Le vocabulaire de l’hospitalité est-il républicain ? », Éthique publique, vol. 17, n° 1, 2015
  • BESSONE Magali, « L’(in)achèvement de l’hospitalité », Esprit, n° 446, p. 158-165, 2018
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  • BERG Mette Louise Berg and FIDDIAN-QASMIYEH, « Encountering hospitality and hostility », Migration and Society 1, no. 1, 2018
  • BOLTANSKI Luc, La Souffrance à distance. Morale humanitaire, médias et politique, Gallimard, Paris, 2007
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La création de cette plateforme, dévoilée le 6 janvier 2026 à Agrigente, a été rendue possible par l’engagement bénévoles de très nombreux citoyens européens, par l’accueil généreux de cette assemblée au travail par une soixantaine d’institutions culturelles européennes, et par le soutien d’Agrigento2025 capitale culturelle italienne.

Ministero della Cultura Agrigento 2025 Capitale Italiana della Cultura Regione Sicilia Citta Agrigento

Crédits

  • Écriture : Sébastien Thiéry.
  • Design graphique : Thomas Huot-Marchand.
  • Développement Web : Benjamin Menant.
  • Photos (hors 10 images fixes en 6.) :
    Marseille, 19 décembre 2025, Antonia Machayekhi, Julie Guibert, Sébastien Thiéry.